Je vous emmène ?...

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  • Shanghailleurs - Le blog de David à Shanghai
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 06:17

Ce dimanche était un jour normal à Shanghai, et un jour tout aussi normal dans la petite rue en bas de chez moi.
Les vélos filaient à toute allure dans la rue bordée de petites maisons shanghaiennes typiques, dans cette rue animée de petites échoppes et de restaurants débordant de bruit et d'animation, comme tous les jours.
Les gens arboraient un large et communicatif sourire, comme tous les jours.
Chen, mon adorable et accueillant vendeur de fruits, passait le temps dans son simili transat, installé sur la chaussée comme n'importe quel commercant, à rêver, observer, converser, interpeler les passants, et en particulier ceux qui peuplent son quotidien, comme tous les jours.



Bref, la vie battait son plein sur Wuding Lu. Comme tous les jours, et comme dans n'importe quelle rue traditionnelle de Shanghai.


Pourtant, quelque chose était différent ce dimanche. Comme une impression de changement, quelque chose de différent de d'habitude. Une sensation qui m'empêchait de profiter pleinement de cette ambiance si chaleureuse au milieu de laquelle je me plais d'habitude à me prélasser longuement, au milieu de ce microcosme bouillonnant de joie et de vie. Une sensation que j'appréhendais depuis mon arrivée ici il y a presque 1 an, et à laquelle j'avais la quasi certitude d'être confronté rapidement. Comme la peur de vivre une histoire, inéluctable, à la fin laquelle le petit village d'Armorique ne pourrait plus résister...

Ce dimanche, deux caractères chinois cerclés de rouge souillaient la peinture aléatoirement blanche des murs de chacune des petites bâtisses de ce véritable village dans la ville.




"A DETRUIRE"
Tout simplement.

Comme dans tant de rues de Shanghai, comme tous les jours...

La première question qui vient à l'esprit face à un tel phénomène, surtout d'une telle ampleur, concerne évidemment le devenir des personnes vivant dans ces quartiers, qui ont bien entendu l'obligation de quitter leurs logements.  Elles ont le "choix" d'être indemnisées soit via un relogement dans un appartement neuf (mais dans un district souvent éloigné du centre et donc de leurs attaches), soit via une compensation financière (lorsqu'elles disposent déjà de suffisamment de moyens pour racheter un appartement dans le centre ou pour investir dans la pierre).

Certes, ce type de destructions massives fait désormais partie du quotidien de n'importe quelle métropole chinoise.
Certes les Shanghaiens eux-mêmes vous rétorqueront fièrement qu'il s'agit non pas d'une "destruction" mais d'une "modernisation" nécessaire. Une modernisation nécessaire.
Certes.
Mais là, c'est arrivé près de chez moi...

Et Chen a beau nier l'evidence et m'affirmer, avec son regard certes déterminé mais fuyant et géné voire honteux, qu'il restera là, les faits sont là. En gros caractères, cerclés de rouge.
Le plaisir d'une invitation spontanée chez Chen, à déguster des plats chichement succulents sur un cageot de bois, ou à converser des heures durant assis dans un transat sur la chaussée autour des images du So Foot et des stars qui y figurent, ne sera donc plus.

Inutile de préciser qu'à la place, dans quelques mois, siègera certainement un nouveau centre commercial gigantesque et luxueux, ou bien une résidence de tours d'argent pour "expats" et Chinois fortunés.
Pour permettre à quelques Lao Wai ("étrangers" en chinois) de venir s'installer tranquillement dans de nouvelles résidences luxueuses et flambant neuves, afin de prendre confortablement des photos du haut de leur 37 éme étage.


Afin aussi de leur permettre de rédiger tranquillement des articles de blogs nostalgiques sur la modernisation de la Chine et sur la dispartition de ses quartiers traditionnels.

Comme tous les jours, à Shanghai.


Par David - Publié dans : A la découverte de Shanghai !
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 08:55

La semaine dernière, la fête nationale était l’occasion, pour tous les Chinois, de partir en même temps en vacances pendant une semaine fériée, comme deux fois par an (l’autre semaine de congés étant à l’occasion du nouvel an chinois).

 

Nous avons donc finalement, après des hésitations à la hauteur de la splendeur et de l’immensité de ce pays, décidé d’aller sur l’île de Hainan. Hainan Dao, aussi connue sous le nom de « Hawaï chinoise » pour être notamment située à la même latitude que Honolulu (vous m’en direz tant !), est réputée pour ses montagnes revêtues de forêts tropicales humides et luxuriantes, mais également pour ses fabuleuses plages de sable fin et d’eau turquoise…Bref beau programme en perspective.

Pour la minute culturelle, Hainan Dao est la "petite" ile en violet tout en bas de la carte ci-dessous.

 

Voilà, ça suffit pour la culture, on est pas sur le blog de Manouille là non plus.


C’est donc en compagnie du jeune François, du non moins jeune Mani et du célèbre et ambitieux Armand (bien connu aussi du côté de Meulan et de Grenoble sous le pseudonyme « Fu wu yuan ! ») que nous nous sommes rendus sur cette île. 

Notre première et dernière réaction fut celle de la surprise face à la faible affluence que nous avons connue. Ceci est dû au fait que cette île, connaissant un climat similaire et chaud toute l’année, et très courue en hiver mais moins en été…Tant mieux !
 

 

Nous avons donc atterri vendredi soir à Haikou, la capitale située au Nord de l’ile et accessoirement totalement dépourvue d’intérêt. Nous y avons cependant passé la nuit, l’occasion d’ailleurs de Couchsurfer fort sympatiquement chez Marina, une Américaine férue de vélo, puis nous sommes partis au matin en bus vers les montagnes du centre de l’ile. Nous y avons passé 3 jours, basés à WuZhiShan, la principale ville du centre, hameau chinois de 50 000 habitants en plein développement (désolé pour le pléonasme), où résident surtout des étudiants et ou règne une ambiance fabuleuse : la détente, à mille lieues du stress Shanghaien.
Nous y avons été accueillis par deux étudiants Ji et Li, des connaissances de Marina.
  Ces derniers nous ont permis de passer 3 jours absolument extraordinaires, à crapahuter dans la montagne au milieu des palmiers et des lianes (j’avais très sincèrement l’impression de me retrouver au Cameroun !), à contempler les paysages lacustres magiques ou encore à gouter au riz local, accompagné de lardons et cuit au feu de bois dans un bâton de bambou…Délicieux ! Sans oublier le hot pot entre amis, un incontournable en Chine.

La vie à Wuzhishan, au rythme de ces étudiants en vacances fut fabuleuse, à prendre le temps de ne rien faire, et rien d’autre…

Souhaitons à Ji de réaliser son rêve, ouvrir un gite d’accueil et d’organisation de tours pour cyclotouristes, là haut, sur la petite île située au milieu du lac, en haut de la montagne…

 
 

C’est donc le cœur presque gros que nous avons quitté ce lieu d’enchantement pour nous diriger vers Sanya, la station balnéaire de l’ile, qui s’annonçait à mes yeux ne le cachons pas comme la Cote d’Azur chinoise (chic chic chic), et dans laquelle il avait bien fallu accepter de se rendre après des négociations tumultueuses et acharnées avec le facétieux mais néanmoins génial Armand.

Et bien en gros c’est la Côte d’Azur, mais en bien mieux (si tant est qu’il soit possible de faire pire –spéciale Don & Nico celle là-). Des baies de plusieurs kilomètres de long,  avec leurs plages larges, au sable blanc, aux eaux limpides, et surtout….quasi désertes. Vous me direz normal vue la taille des plages : à l’échelle chinoise. Mais cette désertion de la plage par les touristes est surtout due au fait que ces derniers, en grande partie Chinois,  ne dérogent pas à cette obsession de la peau blanche omniprésente dans plusieurs pays asiatiques. Obsession dont l’ampleur n’a certainement d’égal que la notre vis à vie de notre peau bronzée. Bref, personne ne fait bronzette, du coup les plages sont vides, pour le plus grand bonheur des Lao Wai (« étrangers » en chinois).

Des Lao Wai pour la plupart constitués de Russes, dans une proportion dépassant l’entendement. En effet Sanya est de plus en plus prisée des tours opérateurs russes, qui visent bien évidemment les Russes argentés genre Président de club de Premier League. Et ces derniers, bien que très peu nombreux dans l’absolu, dépensent une quantité d’argent telle lorsqu’ils viennent sur l’ile que tout est fait pour eux. Ainsi à Sanya, même les enseignes des magasins, des restaurants et des bars sont par exemple écrits en Russe avant le Chinois. Lorsque le Chinois est écrit...

Au final malgré tout 3 jours vraiment sympas dans cette petite ville, entrecoupés par une journée de balade dans un parc naturel, avec ses ruisseaux et cascades propices à la baignade. Parce que le farniente ça va bien, mais faut pas pousser !

 

Voilà, les photos de Hainan sont sur Picassa comme d’habitude, 
il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :
http://picasaweb.google.co.uk/dovenchine/HainanIslandOct2008# 



Retour le vendredi soir à Shanghai, et fin des vacances en fanfare avec le mariage traditionnel de Philippe, un ami Taiwanais, vraiment fantastique.

 

Au final 10 jours de vacances bien distrayants, au cours desquels j’ai pu m’essayer au si difficile exercice de rayonner, intérieurement comme extérieurement, de façon aussi belle et intense que Guigui…

 
 

Bises à tous.

Par David - Publié dans : Escapades...
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 12:15

Forcément, la venue à Shanghai en ce mois de juillet de la Gre n’ Meulan Connexion est l’occasion de quelques escapades bien méritées, histoire de ne pas passer son temps qu’à arpenter les longues et animées soirées Shanghaiennes (les photos des soirées bientôt, c’est promis, on essaie d’endormir les parents d’abord).


 

La semaine dernière, la première de congés pour moi depuis bien longtemps, fut à cet égard parfaite puisque nous nous sommes rendus, avec Annaëlle et Françoise, à Yanshuo (dans le Guangxi, Sud-Est de la Chine).

Nous y avons passé là 4 jours époustouflants, en scooter pour les filles et à vélo pour moi, à sillonner les rizières, à serpenter entre les pains de sucre et à boire le vert de cette végétation luxuriante. Le tout couronné de rencontres sans lesquelles le voyage ne serait pas, aux détours d’un petit village perdu ou dans un restaurant de fortune autour d'un "drunk duck", la spécialité locale faite à base de canard au vin.


 

Le genre de coupures idéales qu’on aimerait prolonger, et dont on ne cicatrise en tout cas jamais. Pour en apprécier quelques traces, je vous laisse à la galerie photos (cliquer ici).

 

Par David - Publié dans : Escapades...
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 11:45

...Merci Maman merci Papa !...
Avant de remercier ces derniers de vive voix dans quelques jours, et puisque c'est d'actualité en début de mois de juillet, parlons de vacances, de colonies de vacances même !

C'est en effet sur ce thème que devraient se décliner les semaines à venir, avec l'arrivée en terre Shanghaienne de mon Frérot et sa douce Marie, puis de ma Sœurette et son inséparable acolyte Françoise, pour terminer en beauté par mes Parents et enfin par le jeune et néanmoins fougueux Tiny.

En attendant Bibi et Marion sont déjà sur le pied de guerre en Terre Chinoise, et c'est en leur compagnie que j'ai passé le week-end dernier à Beijing (Pékin), premier volet d’un été très axé « sorties de groupe » donc.

Nous étions en effet pas moins de 9 à constituer la horde envahissant l’appartement de notre hôte Pékinois Manouille. Heureusement, le programme des réjouissances était tellement chargé que nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de nous sentir à l’étroit.


 

Entre une virée à la majestueuse Grande Muraille prolongée d’un passage dans la « bourgade campagnarde » de Chengde, puis une journée à sillonner le magnifique Palais d’été, le temps a filé comme l’éclair, et c’est foudroyés d’une envie tellement connue de se retrouver au plus vite que nous nous sommes séparés dimanche soir.


 

Les photos sont disponibles en cliquant ici. Vous pouvez également vous rendre sur le blog de Manouille (lien également ci-contre), que je n’ai pas pu voir compte tenu de la censure impériale qui règne ici, mais qui regorge certainement d’anecdotes croustillantes et autres photos compromettantes !


 

Prochaine étape maintenant: la livraison de ce week-end, en provenance directe de Mongolie Intérieure et de France !

Par David - Publié dans : Escapades...
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 10:43

Oyé oyé ! Je vous livre ci-dessous le commentaire fort intéressant de Nico, qui en sait manifestement beaucoup plus que tous mes amis Chinois réunis ! On n'a que le amis que l'on mérite, je vous l'accorde.

Bises à tous.

PS: Nico, j'ai laissé les fautes d'orthographe...
Désolé, fallait bien que je me venge.


"Les mariages arrangés sont une tradition chinoise, voir même une institution sociale,  qui remonte a 400ans AVJC, dynastie des Zhou et qui a disparu en 1949. Anciennement connu sous le nom de Tong Yang Xi ou Zhao-Zhui, je vous laisse chercher les différents types de mariages arranges qui ont pu existaient, le mariage arrange a suivi une évolution radicale depuis l’apparition du communisme dans l’ordre d’état et sa révolution culturelle... Les mariages de castes n’étant plus de l’agenda du nouveau parti au pouvoir et la politique de l’enfant unique étant imposée en 1979, une nouvelle tradition est apparue depuis les années 90 ou les mères se retrouvent chaque dimanche a partir du mois de mai dans les parcs afin d’y échanger les photos et cv de leur enfants...

En dehors de ce nouveau marche, il n’y a pas moins de 20,000 sociétés d’arrangement de mariage en chine qui génère un chiffre d’affaire de 1.3milliards de dollars par an.


Le mariage chinois suit toujours les principes traditionnels des 3 lettres et des 6 étiquettes, mais ca dov ne risque pas de le savoir puisqu’il ne s’est pas encore invite par erreur à un mariage..."

 

 

Par David - Publié dans : A la découverte de Shanghai !
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 13:16

Samedi après-midi, je décide d’aller acheter le deuxième volume (sur 5 !) de mes leçons de Chinois. Près de People Square, me dis-je, ce qui me donnera l’occasion de rester dans ce parc fort sympathique pour y faire mes devoirs de Chinois et d’avoir ainsi l’occasion, désormais prévisible mais toujours aussi délectable, de me faire interrompre en permanence par des passants de tous âges, autant intrigués par le contenu de mes études qu’enjoués à l’idée de tester mes bien faibles connaissances dans leur langue…


 

Quelques heures de flânerie au très agréable Foreign Language Bookstore plus tard, et mes livres achetés, me voilà entrant dans People Square, à la recherche du banc qui supportera pendant 2 heures environ le poids des mots dont je m’apprête à me régaler. Je me dirige donc vers les paisibles et traditionnels plans d’eau que compte tout parc chinois qui se respecte, majestueusement recouverts de lotus rose en cette période.


 

C’est sans compter sur la foule amassée dans les ruelles, jusque dans chaque coin et sous chaque arbre de la zone qu’il me faut traverser pour atteindre le banc promis. Cela ne me fait pas peur, je commence à être habitué à cette traditionnelle voire obligatoire épreuve de tout lieu public un samedi après-midi dans l’Empire du Milieu.


 

Cependant, mon attention est rapidement attirée par les discussions enflammées tenues par la foule, regroupée en d’innombrables petits groupes au sein desquels semble se jouer à chaque seconde la survie de Son Altesse Sérénissime Hu Jintao. Je m’aperçois rapidement que chacun de ces groupes discute autour d’une feuille de papier A4 barrée de quelques lignes en Chinois, qui est dans les allées scotchée à une vieille bouteille en plastique posée par terre sur le bord, ou sur les pelouses accrochée à une branche d’arbre par une modeste pince à linge. Les allées qui s’offrent à moi ne sont plus que des alignements ordonnés de sphinx blancs, disposés face à face et structurant une foule compacte, immobile et bruyante.

Je prends alors conscience avec désespoir que le spectacle qui s’offre à moi ne sera pas pris en photo, puisque je n’ai pas pris mon appareil…


 

Ce qui ne m’empêche pas, bien au contraire même, de flâner au milieu de cette foule et de slalomer entre les groupes avec une aisance digne d’un Blond sur une piste de Chamrousse en plein milieu des vacances de février. Je vais le sourire est béat, bien que (car ?) ne sachant rien de ce qui se joue sous mes yeux. Cependant une chose est définitivement certaine : les sourires fusent, mais l’heure est sérieuse pour chacun, et ces feuilles valent de l’or. Je fais volontairement durer ce moment de candeur, en essayant pendant de longues minutes de comprendre par moi-même le thème de ces débats, le contenu des quelques lignes couchées sur chacune de ces feuilles blanches, et objet de toutes les attentions.


 

N’y tenant plus, je me dirige vers la seule personne en âge me semble-t-il de comprendre ma question, au cas où je n’y arriverais pas en Chinois. Cette précaution s’avère bien entendu inutile, tant  ma maitrise de la langue de Yao Ming frise désormais la perfection. Bref, heureusement, mon interlocuteur parle bien anglais. A la question « what are they doing ????... » , il me répond donc le plus naturellement du monde : « They are trying to get their chilren married ! ».


 
Après de plus amples explications obtenues de mes amis Chinois quelques heures plus tard, ces personnes étaient donc bel et bien en train de proposer leurs enfants en mariage, leurs portraits décrits sur ces feuilles de papier. Effectivement, les dates mentionnées sur chacune de ces feuilles (j’avais compris quelques trucs quand même !) tournaient toutes autour de 1978…Et oui, en Chine il est assez mal vu, et surtout étrange, de ne pas être marié la trentaine approchant…


 

Allez je vous laisse, j'ai des courses à faire moi !

Par David - Publié dans : A la découverte de Shanghai !
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 14:45

Face aux sollicitations multiples et répétées pouvant même aller parfois jusqu’à l’intimidation voire jusqu’à la menace d’attentat terroriste, je reprends aujourd’hui le clavier.

Evidemment, en 3 mois (soit depuis mon dernier billet) il s’est passé pas mal de choses, donc je me limiterai aux faits marquants.

 

Je vous informe également que, n’étant pas ingénieur informaticien ni particulièrement séduit par l’idée de perdre à nouveau d’interminables heures devant l’écran, j’ai abandonné la mise en ligne des albums photos directement sur ce blog. J’ai donc suivi l’exemple de l’excellent blog de Carlotta (snif snif, c’est bientôt fini) en mettant toutes mes photos sur un site séparé, ce qui sera bien plus pratique pour vous comme pour moi. La galerie photos complète en cliquant ici.

 

Revenons-en donc aux faits, rien qu’aux faits. A signaler donc de marquant :

 

-         Un service.

Le nouveau dont je dispose, mis gracieusement et gratuitement à ma disposition par son Altesse Sérénissime le Gouvernement Chinois de le République Populaire de Chine, et qui me voit me faire offrir hebdomadairement un contrôle de papier à domicile par les représentants des forces de l’ordre (les gardiens de la paix quoi), épris d’un amour soudain à l’égard des expatriés en mon genre. Nice, isn’t it ?

 

-         Une intervention.

Pour le moins musclée, de ces mêmes représentants de l’ordre public, dans le salon où j’étais en train de me laisser si difficilement masser les pieds par une masseuse d’ailleurs manifestement plus intéressée par mes leçons de Chinois que par le galbe de ma voûte plantaire. Quand tout le monde commence à sortir sur le trottoir pour voir ce qui s’y passe et que la masseuse me fait signe que je peux rester, je me retrouve con tout seul dans le salon avec mes pieds dans l’eau savonneuse. Quand je vois les képis par-dessus la foule se rapprocher, je me demande candidement « keskisorganise ? ». Quand les flics rentrent dans le salon avec caméra, armes, et en défilé, je me dis « tiens, il s’organise quelque chose de louche là non ? ». Quand le chef commence à faire le tour du salon façon Kommandantur avec ses bottes, je flaire le coup, « ça sent mauvais ». Et quand ce dernier me regarde de loin en pointant sur moi sa matraque, esquissant un geste signifiant a priori sans équivoque qu’il souhaiterait si possible que je quitte les lieux, et ben je sors, et pis c’est tout ! Ensuite c’est vidage du salon, tout le matos sur le trottoir, rien n’y échappant pas même les fauteuils, la caisse enregistreuse la déco ou encore le contreplaqué des murs arraché frénétiquement. Le tout sur le trottoir en quelques minutes, le camion passe, embarque tout. Manifestement, le salon n’était pas en règle et n’avait pas de licence officielle. Inutile de préciser que le lendemain même heure, tout était racheté, même endroit, mêmes personnes et mêmes clients. Interesting, isn’t it ?

 

-         Et un tremblement de Terre….

Vécu à 3000 km de l’épicentre du 35ème étage d’un building, ça donne successivement l’impression de tomber dans les pommes, une évacuation par les escaliers en plus de 30 minutes (useful, isn’t it ?), et une foule massée au pied de la tour durant 2 heures (wonderful, isn’t it ?). Ca donne surtout un pays en deuil, officiellement durant 3 jours, officieusement durant plusieurs années. La mobilisation générale ici est en tout cas très impressionnante, même encore maintenant. 

 

Sans transition, passons aux nouvelles un peu plus réjouissantes, en vous signalant juste quelques unes de mes principales escapades du week-end depuis 3 mois :

 

-         Suzhou, ville de canaux et de parcs à 30 minutes de train de Shanghai. Les photos en cliquant ici.


 
-         Hangzhou, avec l’ami Manouille et l’un de ses collègues (sic). Je suis tout simplement tombé amoureux de cette ville et de ses environs, un véritable havre de paix à seulement quelques encablures de Shanghai (1h de train suffit). Pour les images, c’est par là 


Ni une ni deux, nous y retournons d’ailleurs le week-end prochain.

 

-         Kyoto, au Japon, le week-end dernier avec l’ami Brunette (comment ça mes potes ont des noms bizarres ?). Une escapade forcée (c’est ballot) par l’obligation de sortir de Chine pour mon visa avant le 9 juin, fin de mes 3 mois réglementaires. Au final, comme prévu, une balade bien sympathique en terre nippone, même si ça fait cher en quota de CO2 pour un coup de tampon. Les photos garanties développement durable en cliquant ici.

 


La suite au prochain épisode. Avant dans 3 mois, c’est promis.

 

 

 

Par David - Publié dans : Histoire(s) de dire
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 03:31
Xin nian kuai le ! Comme « Bonne année ! » en chinois, comme ce que je vous souhaite à toutes et tous à l’aube de cette période lunaire du rat. Certes un peu étrange à nos oreilles d’Occidentaux, mais cela ne présage en rien d’une année de malheur ici croyez moi, bien au contraire. "Faîtes des économies pour les années à venir" parait-il. C'est une année favorable aux conserves, aux confitures, aux achats, aux prêts, aux emprunts et aux investissements. Apparemment bonne financièrement, elle cache la possible misère des années à venir. Que du tres optimiste pour la suite quoi !
 
En ce qui me concerne l’année du rat a commencé de belle manière par un petit voyage impromptu dans la province du Guangdong, dans le sud Est de la Chine.
 
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Au programme, Canton (« Guangzhou » en Chinois) où se situe l’un des bureaux de SOGREAH China, Shenzhen, et enfin Hong Kong, ces trois agglomérations quasiment collées constituant à l’heure actuelle l’une des plus importantes conurbations du monde.
 
Les trois premiers jours à Canton furent surtout consacrés au boulot, avec quand même une dernière journée de balade sur les hauteurs de la ville et la « Colline du Nuage Blanc », qui est à Canton ce que la Bastille est à Grenoble ou encore ce que les Monts de l’Ouest sont à Kunming (pour ceux qui ont suivi le blog depuis le début). 

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La ville de Canton en elle-même n’a pas grand intérêt, si ce n’est pour la magnifique presqu’île de Shamian Dao, ancien lieu de la colonie franco-britannique sur le fleuve qui traverse la ville, un véritable havre de paix piéton où sont situés….les bureaux de SOGREAH ! Bref ambiance studieuse garantie !
 
Avec tout de même, Nouvel An Chinois oblige, des soirées bien animées dans les rues, pétarades et fête foraine bon enfant de très haut niveau !

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Les quatre jours suivants furent en bonne compagnie puisque j’ai été magnifiquement accueilli à Shenzhen par le jeune Damien Bourdin.


N’ayons pas peur des mots et allons-y plein axe, si Canton présente il est vrai peu d’intérêt, Shenzhen n’en présente aucun en comparaison de toute autre ville chinoise. Une balade à la Bastille de Shenzhen (qui a dit « Encore ! » ?), sans vue mais avec une ascension typiquement chinoise à savoir bondée de monde et constituée uniquement d’escaliers, numérotés s’il vous plait. Heureusement je ne savais pas combien il y en avait en tout, car quand j’ai vu arriver le dernier et son « 850 », j’étais heureux. En plus j’ai pu exercer mon Chinois durant la balade, donc ce fût parfait.
Au programme également une journée à « Windows of the World », parc à thème où sont reconstitués les plus importants monuments du monde. A échelle variable, la Tour Eiffel atteignant par exemple aisément la centaine de mètres ! Assez impressionnant, très bien fait, bonne humeur omniprésente, au final (à ma grande surprise comme vous pouvez vous en douter !) un parc fort sympathique et valant le détour, ou l'on peut faire des pauses bien a blanc.
 

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Et puis une journée assez rapide à Hong Kong, à me balader entre ruelles et collines, échoppes et buildings, une ville pleine de contrastes à l’image de Shanghai.
 
Qui a dit « Il s’est fait la Bastille de Hong Kong ! » ?
Oui effectivement, on peut dire ça !...
 
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Le retour à Shanghai fut marqué par une invitation à diner chez mon prof de Chinois avec sa famille, pour le Nouvel An (les festivités durant une semaine complète en Chine), ce fut énorme, dans tous les sens du terme !
 
Les albums photos sont en ligne je vous laisse vous y perdre, pour l’heure il est temps d’aller profiter du grand soleil et du redoux qui règnent ici à Shanghai depuis le début de la semaine !
 
Pour la rubrique culturelle vous aurez l’obligeance de bien vouloir vous référer au premier paragraphe, faut pas exagérer trop de culture tue la culture.
 
Je vous laisserai tout de même avec cette anecdote d’hier : je me suis fait arrêter par la Police sur mon vélo, car je n’avais pas…..de permis pour conduire mon vélo. Mort de rire. Un fou rire à 10€ certes, mais ça valait le coup, surtout que je ne me suis pas retrouvé au poste comme j’en ai eu peur pendant un moment.
 
Prochain message : depuis la France, si je ne me fais pas arrêter d’ici là ! Retour prévu du 23 février au 8 mars, ça enchaine !

A très vite !


Par David - Publié dans : Escapades...
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 11:20

Quand on est congelé à Shanghai…autant mettre Cap au Sud !

Comme vous le savez certainement, le climat qui règne depuis plus d’une semaine en Chine et en particulier à Shanghai est plutôt…rigoureux ! Je terminais mon précédent message en vous signalant, pour l’anecdote croyais-je alors, qu’il neigeait sur Shanghai, je ne pensais pas si bien dire, surtout dans une ville où environ 99% des appartements sont dépourvus de chauffage (à proprement parler), y compris les appartements neufs comme le mien. Du coup c’est air conditionné à fond les ballons pour tout le monde, puisque ici la climatisation est légion et surtout indispensable compte tenu de la chaleur qui règne apparemment en été. Economie d’énergie, quand tu nous tiens...
 
A part ça, petit SMS de mon chef Gary vendredi soir : « David, do you fancy a trip to Guangzhou (NDLR: Canton) ? We must bring our chop to the office on Sunday”.
Certes, voyager en Chine pendant la période du Nouvel An Chinois au cours de laquelle les transports sont pris d’assaut et réservés 3 mois à l’avance, il y meilleur moment. Car 1,3 milliards de personne en vacances la même semaine et qui rentrent tous dans leur province d’origine, ça commence à faire du monde. Alors quand les transports nationaux sont au ralenti voire à l’arrêt à cause de la météo, il y a définitivement mieux comme période, je le reconnais. Mais fallait pas me le proposer deux fois quand même. Bref, je m’envole pour Canton demain.
 
Comme ça en l’espace de deux jours j’aurai visité deux nouvelles villes, puisque vendredi j’étais à Nanjing pour une journée studieuse à l’université, qui possède soit dit en passant un laboratoire d’essais physiques (c'est-à-dire sur modèles réduits) à en faire pâlir celui de Sogreah ! (A ce sujet j’en profite pour faire une petite pub : tous devant vos téléviseurs le samedi 9 février à 16h20 sur France 3, vous ne le regretterez pas !). J’aurais pu rester à Nanjing pour le week-end, mais j’avoue que le temps m’en a fortement découragé, surtout que j’aurai je pense à nouveau l’occasion de découvrir cette magnifique ville sous de meilleurs hospices climatiques au printemps.
 
Voilà, c’est bientôt le Nouvel An Chinois et les vacances pour tout le monde, les pétards commencent à résonner à longueur de journée dans les rues de Shanghai, nul doute qu’il en sera de même à Canton, que la fête battra son plein durant une semaine et que je reviendrai avec un Carnet de voyage un et Album photos bien remplis. Pour les vacances ce sera pour un peu plus tard (ben oui, je vais à Canton pour travailler quand même !): retour en France prévu du 23 février au 8 mars.
Enfin, le retour en France ce sera si j’ai réussi à revenir de Guangzhou, parce que quand on est à Canton avec de telles conditions météorologiques, il y a de fortes chances d’y rester cantonné…
 
Par David - Publié dans : Histoire(s) de dire
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 11:28

Après plus de deux semaines sans nouvelles, certains doivent se demander ce que je peux bien fabriquer…

Non rassurez-vous, je ne suis pas retourné m’installer en tant qu’ermite dans le Yunnan, bien que ça ne m’eût pas dérangé outre mesure. Je ne me suis pas définitivement perdu dans une ruelle puis fait recueillir par une famille Shanghaienne lors de l’une de mes escapades urbaines. Je ne me suis pas noyé dans les 435 millions de mètres cubes du nouveau réservoir d’eau potable de Shanghai, et je n’ai pas non plus été happé par une chinoise en furie.
 
Non, si je n’ai pas donné de nouvelles pendant tout ce temps, c’est tout simplement…parce qu’il ne s’est rien passé d’intéressant ! D’aucuns feront très justement remarquer que l’on touche ici au paradoxe même du concept de blog, mais bon je voulais tout de même donner un petit signe de vie !
 
De toute façon, je dois bien reconnaître que même s’il m’était arrivé des choses extraordinaires je n’aurais pas eu le temps de vous les conter, donc pas de regrets. En effet depuis deux semaines maintenant, et jusqu’à vendredi prochain encore, c’est boulot, boulot et boulot. Avec un peu de boulot pendant les pauses aussi. La raison en est simple : la présence de la Banque Mondiale, instigateur et financeur du projet sur lequel je travaille, qui consiste très grossièrement à concevoir ce que sera le réseau d’eau potable de Shanghai dans 20 ans, et à orienter les études actuelles en conséquence. Certes absolument passionnant, mais lorsque la Banque Mondiale est là ce sont des journées à base de breakfast–morning–lunch–afternoon–diner business meetings, c’est à peine si je fais pas des réunions de travail avec moi-même dans mon plumard. Du coup pas vraiment le temps de penser à d’autres choses, encore moins de les faire.
 
Et puisque je n’ai rien d’intéressant ni de croustillant à vous glisser sous la dent, je vais m’essayer au premier opus d’une série qui m’a été réclamée suite au constat de la vacuité intellectuelle de ce blog, que j’ai promise et que j’essaierai d’alimenter régulièrement : « L’anecdote culturelle du jour ».

Pour cette première « Anecdote culturelle du jour » donc, il fallait bien quelque chose qui me permette de rattraper ces deux mois d’abandon cérébral dans une ville autant chargée d’histoire et si riche culturellement.

Ainsi, saviez-vous que Samuel Boutal a joué quelques temps à Shanghai ? Il s’agit d’un ancien joueur célèbre de l’ESTAC (feu ATTAC), qui faisait des tacles de fou bien qu’étant attaquant. C’était alors la grande époque où les Heurtebis, Rothen, Loko, Djukic, Celestini ou autres Goussé jouaient ensemble sous la houlette d’Alain Perrin.
Oui je sais, mon périmètre culturel est assez restreint. Je ne saurais par exemple pas vous dire exactement de quelle Dynastie descend Samuel Boutal. Mais le jeune Brunet, de qui je tiens cette anecdote et que je remercie d’ailleurs ici chaleureusement, pourrait certainement vous le préciser.
 
Allez pour me faire pardonner quelques photos de Shanghai by night : le Bund tout d’abord, puis la fameuse Perle de l’Orient.

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A part ça, il neige sur Shanghai… 
Par David - Publié dans : Histoire(s) de dire
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